La Société des Etudes Romantiques a organisé, le samedi 7 octobre 2000, sa

« Journée d’étude sur Les Complaintes de Jules Laforgue ».

Sans micro (du moins le matin) et avec seulement deux chaises, les orateurs suivants ont présenté leur vision des Complaintes :

Daniel Grojnowski a lu en liminaire un texte-poème-étude du poète Jude Stefan : « A Toi, qui étreignis Leah Lee ».

– Jean-Pierre Bertrand  (« Naissance des Complaintes : de l’histoire au texte ») a présenté une sociocritique des Complaintes à partir de points significatifs de la biographie (déclassement social, imaginaire familial, exil) ;

– Bertrand Marchal (« Les Complaintes et l’universel lammasabaktani ») a présenté une étude très fouillée du début des « Préludes autobiographiques » et montré ce que devient chez Laforgue le topos du Christ romantique ;

– Yvan Leclerc (« Figures du poète dans Les Complaintes ») a pisté et analysé minutieusement les apparitions du mot « poète » à la rime et dans les titres des Complaintes ;

– Claude Leroy (« Laforgue et le mythe de la passante ») a commenté non moins minutieusement la « Complainte de la bonne défunte » et ses modèles, de Baudelaire à Corbière ;

– Bertrand Vibert (« J’ulule à la lune, orgu’falot : Sur un vers apocryphe, ou les sujets des Complaintes ») a pisté la dissémination des sonorités du nom de Jules Laforgue et étudié ce que devient le (défunt) Moi lyrique dans le recueil ;

– Mireille Dottin-Orsini (« Un poème peut en cacher un autre ») a présenté un type de composition du poème dans certaines Complaintes : la complainte double, ou susceptible de trois lectures différentes ;

– Henri Scepi (« Les antinomies poétiques de la forme «complainte ») a traité le sujet annoncé avec sa virtuosité coutumière (quoique son informatique soit apparemment toujours en panne) ;

– enfin, Daniel Grojnowski, qui, avec Jean-Pierre Bertrand a été abondamment nommé et cité par les autres conférenciers, a clos la journée en parlant de la composition du recueil des Complaintes, sous le titre : « la logique du recueil », ou si l’on préfère : « Y a-t-il une logique dans le recueil ? »

La réponse était : Non.