Seli arslan

PRIERE D' INSERER,

Pierre Loubier

Jules Laforgue, l'Orgue juvénile

             Essai sur Les Complaintes

 

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« Lire Laforgue engage une relation qui tient à la fois de l'empathie et de la scrutation analytique : Laforgue a un coeur, qu'il faut ne pas craindre d'écouter battre avec... cordialité, un coeur gros comme ça, mais un coeur "devenu un peu plus littéraire, voilà tout", et qu'il ne faut pas redouter non plus de lire avec les yeux du critique, ses grilles, ses concepts, ses méthodes. »

« Et l'Orgue juvénile à l'aveugle improvise » : à partir d'un commentaire de ce vers extrait de la  « Complainte du Sage de Paris» où le nom de Jules‑Laforgue s'inscrit et se dissémine en anagramme, Pierre Loubier interroge l'élaboration d'une parole qui s'expose comme la recherche d'une musique, la partition d'une dramaturgie intime sur le clavier unique de l'amour: « aimer, être aimé ». Il s'agit ici de dresser un portrait de l'artiste en jeune orgue triste modulant, par tâtonnements parfois, l'expression d'un « coeur toujours aussi gros » mais devenu, grâce aux jeux de l'écriture, « un peu plus littéraire, voilà tout ». (Euvre dite « de jeunesse » réputée illisible, Les Complaintes signent la sortie de la plainte. La mise en scène de la mélancolie y vaut comme art poétique, l'improvisation comme art d'aimer, le vagabondage comme écriture de soi.

Pierre Loubier est maître de conférences en littérature française à. l'université Paris X Nanterre.

Collection Mots et Lettres dirigée par Anne-Élisabeth Halpem

ISBN: 2-84276-058-1, Broché, 14,8 x 21,8 cm, 176 pages, 138 F

Éditions Seli Arslan -14 rue du Repos - 75020 Paris

Tél.: 0143 70 18 71 -Fax: 0143 70 25 35

 

Sommaire de l'étude de Pierre Loubier : Jules Laforgue, l'Orgue juvénile

 

- Un mot au lecteur pour commencer (Lire Laforgue ? Portrait de l'artiste en jeune orgue, Une saison en enfer ?).

 

1. De la plainte à la Complainte (celle-là, Pierre Reboul et D. Grojnowski nous l'avaient déjà faite) (Deuil pour deuil, La mort à sa fenêtre, " Dernière crise " et " Orgues vaniteux ", " Prophète n'est plus un métier ", " Dégoûté de sa ballade elle-même ", " Bah, qu'est-ce que ma biographie leur ferait ? ", " Tu n'as pas cru rester coi ", " Dès les premiers temps cet abîme ", " Ô mers, ô volières de ma mémoire ! ", La voix du sang).

 

2. L'autre scène des Complaintes (Laforgue et le théâtre, Le crépuscule du père et la " nuit des hérédités ", La " jupe de maman " et les " limbes des latences ", Les " animal spirits ").

 

3. Des madrépores à l'écriture tzigane (L'éponge nomade, " Eljen ! " ou le " mot retrouvé ", L'écriture : " Sur la scène de l'Alcazar, Un " comprachico littéraire " : manie et humour).

 

Un " très vieux vieillard " juvénile (conclusion).

Bibliographie.

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