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Le dernier numéro de la revue HISTOIRES LITTERAIRES (juillet-septembre 2005, n° 23) contient un "Dossier Jules Laforgue" :
- Jean-Louis Debauve : "Trois proses inédites de Laforgue", pp. 7-12
- Henri Scépi : "Jules Laforgue : portrait de l'artiste en liquidateur de biens", pp. 13-25
- Jean-Jacques Lefrère, Mireille Dottin-Orsini, Jean-Louis Debauve : "Vingt poèmes inédits de Jules Laforgue" (avec reproductions en couleurs de manuscrits accompagnés de dessins), pp. 27-58

 

Vient de paraître :
JULES LAFORGUE, PAPIERS RETROUVES - éditions Du Lérot (Tusson, Charente), "D'après nature", 403 pages, automne 2005.
Edition préparée et annotée par Jean-Louis Debauve, Mireille Dottin-Orsini, Jacques-André Duprey et Jean-Jacques Lefrère.

Ce volume contient :
- des textes inédits de Jules Laforgue provenant de la collection du Docteur Chauvelot : poèmes (la plupart du cycle du 'Sanglot de la terre') en prose et vers, fragments de prose, notes variées, accompagnés de reproductions en couleurs des manuscrits,
- l'important et très curieux Journal intime du père de Laforgue, Charles Laforgue, de 1856 à 1860,
- des lettres de Charles Laforgue à ses fils Emile et Jules pendant leur internat au Lycée de Tarbes (1869-1872), accompagnées de photos de Charles Laforgue et de ses fils au temps de leur internat.
                   

     


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Avant-Propos
Ce volume de ‘Papiers retrouvés’ contient des poèmes et des proses de Jules Laforgue, le Journal que tint son père à Montevideo pendant quelques années, et une série de lettres que ce dernier adressa à ses fils Émile et Jules pendant leur internat au lycée de Tarbes.
À part quelques extraits du Journal de Charles La­forgue publiés par Jean-Louis Debauve dans les Actes du colloque qui fut consa­cré à Lautréamont et Laforgue en 1992 à Montevideo (et qui furent repris dans l'édition de L'Âge d'Homme des œuvres complètes), tout cet ensemble était demeuré inédit jusqu'à ce jour. Il cesse aujourd'hui de l'être grâce à la générosité de Philippe Chauvelot, dont le père, le docteur René Chauvelot, avait constitué, pour son usage personnel et dans des circonstances qu'on lira plus loin, une importante collection de manuscrits de Laforgue, et grâce à la générosité de Jean Laforgue, neveu du poète (fils d'Adrien Laforgue, il est né en 1915 et vit en Dordogne). Tous deux ont permis à notre groupe de travail d'avoir accès à ces documents et d'affûter sa patience sur le déchiffrement de manuscrits dont la lisibilité n'avait manifestement pas été le principal souci du scripteur.

Si la transcription de ces textes, dont certains sont à l'état de brouillon, n'est pas entachée de trop nombreuses erreurs, c'est aux efforts de laforguiens tels que Mireille Dottin-Orsini et Jean-Louis Debauve qu'elle le doit. Quant au Journal de Charles Laforgue, son annotation a été en bonne partie assurée par notre ami de Montevideo Jacques-André Duprey, dont les connaissances sur l'Uruguay du XIXe siècle sont aussi vastes que toutes les pampas. Ce fut un plaisir, et un privi­lège, de travailler avec eux trois. Car il convient de préciser que, dans cette en­treprise, notre rôle s'est le plus souvent cantonné à celui d'un contremaître, lequel n'est pas, comme on sait, celui des ouvriers qui transpire le plus.
                                                                    J.-J.Lefrère.