Anne Holmes
Oralité et Vers Librisme
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Q |
uelles influences ont
conduit Laforgue au vers libre, une espèce d'oralisation en
vers, plus proche de la langue parlée que n'était le
vers régulier, c'est la question que nous nous posons. Elles
étaient évidemment multiples. Tout d'abord il faut
noter la publication des Illuminations dans la revue La
Vogue de mai et de juin, 1886. Deux de ces poèmes sont en
vers libres ('Marine' et 'Mouvement'), sans que l'on sache si Rimbaud
était même conscient de l'originalité de leur
forme. Les autres sont des poèmes en prose, mais quelques-uns
d'entre eux ont des caractéristiques qui les rapprochent du
vers libre, 'Enfance III' et 'Départ', par exemple. Le vers
libre de «Marine' et de «Mouvement' représentait-il
pour Rimbaud une expérience technique, ou s'était-il
produit spontanément parce qu'un traitement rythmique
s'imposait dans des poèmes qui avaient pour sujet le
mouvement? Impossible de le savoir. Tout ce que l'on sait est que
Laforgue en fut bouleversé et sans doute n'aurait-il pu
continuer d'écrire en vers réguliers après la
découverte de ces poèmes extraordinaires. 'Ce Rimbaud
fut bien un cas', écrivait-il à son ami Gustave
Kahn, 'c'est un des rares qui m'étonnent. Comme il est entier!
presque sans rhétorique et sans attaches'.[1]
D'une égale importance, selon nous, est l'influence
exercée sur Laforgue par son travail de traducteur de Walt
Whitman. Cette influence mérite d'être plus largement
reconnue.[2]
Dans les pays anglo-saxons le vers libre n'aurait pas pu
prétendre être une découverte. En premier lieu,
le vers anglais n'est pas syllabique. Ensuite, un blank verse
non rimé existait déjà depuis le
seizième siècle. Si Whitman, en écrivant un vers
encore plus libre que ses devanciers, choquait les poètes
'réguliers' de son temps comme Thomas Hardy, c'est
plutôt parce qu'ils voyaient en lui un poète
négligent et paresseux, que parce qu'ils croyaient discerner
dans ses vers une nouvelle forme qui menaçait la leur. Whitman
se servait d'un vers libre souvent assez proche du verset biblique,
que Laforgue a traduit sans jamais rien changer à l'alignement
des vers, souvent très longs. Notre thèse est celle-ci:
le rythme mouvementé et libre de cette poésie dynamique
a dû suggérer à Laforgue la possibilité de
quelque chose de semblable en français. En France, lorsqu'on
traduisait les poèmes réguliers des contemporains, ou
presque, de Laforgue, Dante Gabriel Rossetti ou Elizabeth Browning,
par exemple, si on ne les traduisait pas en prose, comme l'a fait
Mallarmé pour Poe, il était normal, pour donner une
impression plus exacte du texte original, de les traduire en vers
libres. Il n'y avait donc rien de surprenant pour un Français
de lire les poèmes de Whitman sous cette forme. Mais,
comme le dit Daniel Grojnowski, 'Admis comme forme, ceux-ci (les vers
libres) ne sont pas reconnus comme genre'.[3] La possibilité
de les envisager comme genre est ce qui a dû venir à
l'esprit de Laforgue traducteur. On imagine tout de suite les
avantages pour lui d'un genre capable d'exprimer les rythmes
innés et variés du tempérament du locuteur.
C'est le poète Vielé-Griffin, né en
Amérique, qui l'avait le premier amené à la
poésie de Whitman. Laforgue a choisi lui-même les
poèmes qu'il allait traduire, tous pris dans le volume The
Leaves of Grass. A propos du poème 'A Woman Waits for Me'
il a écrit à Kahn 'C'est un des plus beaux Whitman du
volume' et puis 'Je crois l'avoir très heureusement
traduit'.[4]
Le choix du mot 'heureusement' au lieu de 'fidèlement' indique
l'enthousiasme que Laforgue mettait à la tâche. Il
saisit bien la qualité robuste et vigoureuse de l'original. Il
garde les caractéristiques stylistiques de Whitman, surtout
ces répétitions et ces anaphores, qui augmentent la
musicalité du vers. Il y a des erreurs, bien sûr, mais
elles sont rares[5].
Encore plus rarement on rencontre des changements conscients, comme
à la fin de 'A Woman Waits for Me', où l'on voit:
I
draw you close to me, you women,
I
cannot let you go.
devenir:
Je t'attire à moi,
femme,
Je ne puis te laisser
passer.
Ce
pluriel de Whitman offensait peut-être la sensibilité
délicate du poète français.
Tout en insistant sur l'importance de la poésie de Walt
Whitman pour Laforgue, nous nous rendons compte néanmoins des
différences qui séparent les deux poètes.
Whitman est un poète fort, dont les poèmes se terminent
toujours par une affirmation. Son hymne à la sexualité,
à la procréation et à l'avenir est bien loin de
l'attitude introspective du jeune Laforgue. Whitman donne un
auto-portrait de lui-même qui ne nous laisse pas douter :
Walt
Whitman, a Kosmos, of Manhattan the son,
Turbulent,
fleshy, sensual, eating, drinking and breeding. [6]
Les
deux poètes n'étaient pas pourtant si différents
que Laforgue n'eût pu apprécier la poésie de son
aîné américain. On le verra goûter une
résonance américaine dans les vers de Baudelaire:
'Avant lui Hugo, Gautier etc. auraient fait une comparaison
française, oratoire lui la fait yankee sans
parti-pris, tout en restant aérien[7].
Il était très sensible au frisson provocant de ce
nouveau monde.
Dans l'Occident 40 de mars 1905, François de
Poncher rehaussait la différence entre le vers fluide mais
analytique de Vielé-Griffin et 'l'énorme phrase
insoucieuse et incorrecte de Walt Whitman, qui se prolonge en trois
et quatre lignes de texte, veule et brutale... sans assonance,
souvent sans rythme appréciable, toujours presque, sans
chanson'.[8] François de
Poncher est - chose amusante - le nom de plume de
Vielé-Griffin lui-même, qui a toujours insisté
sur le fait que l'influence de Whitman sur la poésie francaise
avait été négligeable. Son témoignage
perd ainsi de son poids, tandis que la réputation de Whitman
n'a cessé d'augmenter. Mais ce qui nous concerne directement
ici est la différence entre un lecteur de Whitman et un
traducteur comme Laforgue. Un traducteur a une relation intime
avec le texte, se soumet à lui et pourrait bien en être
influencé d'une façon fondamentale.
Walt Whitman à part, Vielé-Griffin se montre un
critique perspicace des qualités du vers libre et du
rôle de Laforgue dans cette évolution. Il voit bien que
son oeuvre est 'la clef du voûte du pont jeté entre le
passé et l'avenir[9]. Verlaine,
'créateur de nouveautés exquises' le
précède : après lui Laforgue 'peut venir, la
besogne est prête', écrit-il. Et il définit
très exactement le vers libre comme 'le rythme
nécessaire', sans jamais inférer que cette forme est en
elle-même ou paresseuse ou négligente. Ce que le vers
libre réalise, c'est, selon lui, de pouvoir exprimer 'la
naissance simultanée de l'idée et de son
expression[10].
C'est là peut-être un rêve, mais on comprend
très bien ce à quoi il visait.
Outre les influences extérieures que nous venons
d'examiner, on trouve également des auto-influences. Avant de
développer le vers libre, Laforgue s'était
plongé dans un volume de nouvelles, les Moralités
légendaires. Il en parlait comme si c'étaient des
poèmes : 'Je veux ... faire de mon volume de nouvelles quelque
chose de plus qu'un médiocre bouquet de fleurs disparates. Ce
sera de l'Art'.[11] Et en effet sa prose
y est souvent si poétique que le lecteur voit et entend le
vers derrière la prose. Prenons deux phrases tirées de
'Persée et Andromède', et écrivons-les en vers
libres :
Sa chaire falaise
où la nuit descend,
la nuit sérieuse,
oh! sérieuse pour
la vie!
si sérieuse et
insaisissable ...
Ou va-t elle ainsi, o
puberté, puberté!
par le vent et les dunes
avec ces abois de
blessée?
Dans le premier exemple, on voit ces répétitions
qu'on rencontrera souvent dans les Derniers Vers. Dans le
second on note une rime - inexacte mais frappante - typique de son
vers libre. Les figures de la poésie s'y trouvent en abondance
dans ce volume: apostrophes, apartés, parenthèses,
énumérations, etc. Le soin d'un langage euphonique
aussi, où les sons forment des combinaisons satisfaisantes
pour l'oreille, où les groupements de mots rappellent les
divisions binaires ou ternaires de la poésie. 'Qu'il est plus
facile de tailler des strophes que d'établir de la prose'
[12]
se lamentait-il, lorsque, paradoxalement, ce travail linguistique le
menait moins vers la prose elle-même que vers sa nouvelle
direction poétique.
Rappelons-nous aussi que ces Moralités,
peuplées de personnages divers, possèdent bien des
qualités désignées poétiques: elles sont
en effet aussi des monologues intérieurs, elles contiennent
des soliloques (surtout dans 'Hamlet ou les suites de la
piété filale'); comme la poésie elles se basent
souvent sur des mythes antiques, elles peignent des paysages, et, par
dessus tout, elles visent à évoquer un climat
d'âme plutôt qu'à donner une narration simple. Si
l'on se souvient aussi du fait qu'elles offrent un constant
échange entre le monde physique et celui des émotions,
comme dans la poésie, entre le concret et l'abstrait, et
qu'elles sont parsemées de métaphores, on commencera
à comprendre comment le travail de Laforgue sur ces nouvelles
si originales et si complexes, ait pu le mener dans la direction du
vers librisme.
On donne en général la palme de
découvreur, ou même d'inventeur, du vers libre à
Gustave Kahn. Il l'a réclamé pour lui-même, bien
sûr, après la mort de Laforgue. Examinons les faits. Dix
des douze Derniers Vers de Laforgue ont paru en 1886, en
paires dans La Vogue, revue que dirigeait Kahn. Les deux
autres ont paru dans La Revue Indépendante, le dernier
après la mort de Laforgue. Les deux premiers poèmes
publiés, 'L'Hiver qui vient' et 'La Légende des trois
cors', parurent dans le numéro du 16-25 août 1886, et
avaient été envoyés à Kahn en juillet. En
juin (numéro du 28 juin-5 juillet) de cette année Kahn
avait publié 'Intermède IV', premier poème en
vers libres, qui devait figurer dans son volume de 1887, Les
Palais nomades. Kahn est donc le devancier. Mais regardons
dun peu plus près. Voici le compte syllabique
d''Intermède IV' : 10, 9, 8, 8, 12, 10, 10, 10, 8. 10, 10, 10,
10, 9, 11, 8. Il est irrégulier, bien sûr, mais cette
irrégularité n'est pas marquée. Le poème
paraît même régulier sur la page. Comparons ce
compte syllabique avec celui d'une strophe de 'L'Hiver qui vient'
(strophe 5) : 18, 7, 8, 13, 12, 12, 9, 7, 5, 3, 5, 8, 8, 4, 13, 8.
Voici le vers libre comme il s'est développé durant
toute cette fin de siècle dans les mains d'une foule de vers
libristes. On ne trouve quelque chose de semblable chez Kahn que dans
les deux dernières sections de son volume, composées
bien probablement après sa lecture des vers libres de
Laforgue. [13]
Les Palais nomades
est un volume hybride. Entre chacune des huit sections Kahn met un
poème en prose, écrit en caractères romains.
Dans les sections en italiques, se trouvent des poèmes
réguliers, des vers libérés et, dès
'Intermède IV', des vers libres. Chez Laforgue c'est tout
autre chose. Celui-ci se sert du vers libre dans tous ses Derniers
Vers ; d'un vers riche et varié, qui profite des
libertés que lui offre cette nouvelle forme. 'Je ne ferai
jamais plus de vers qu'ainsi'[14] avait-il
écrit à Kahn en juillet 1886.
En interprétant l'histoire du développement du
vers libre, on a fait trop peu de cas, nous semble-t-il, du
témoignage d'Edouard Dujardin. Celui-ci, qui avait rendu
visite à Laforgue à Berlin au printemps de 1886, est
très précis dans les détails.
'L'évolution [de Laforgue vers le vers libre] s'est
donc réalisée pendant le printemps 1886 ... mais cette
évolution, elle était déjà virtuellement
acquise à la fin de mars de la même année, et
là-dessus je puis apporter mon témoignage personnel ...
Laforgue me raconta ses idées et ses projets; je lui racontai
les miens. Or, voici mon témoignage: le vers libre
était pour lui à cette époque une chose
acquise[15].
Trop peu de cas aussi est fait de la correspondance entre
Laforgue et Kahn à cette époque. Cette correspondance
présente Laforgue comme un poète plus
expérimenté qui donne des conseils à son ami.
Déjà en 1884 Laforgue lui avait écrit : 'Je ne
t'apprendrai pas que dire à des yeux clairs miroirs
comme dans Beaudelaire [sic] etc.,etc. C'est un vilain coup
de cymbale connu, obligé, mieux vaut finir sur une
quinte!'[16]
La situation avait été très différente en
1880 quand c'était Laforgue le novateur et que Kahn lui
faisait découvrir des nouveautés passées
inaperçues, telles que Les Amours jaunes de
Corbière. Mais en 1886 Kahn revenait de son service militaire
en Afrique, où il avait passé quatre ans en dehors du
monde littéraire de Paris. En 1886 c'est Laforgue qui donne
des conseils à Kahn et le pousse vers un style plus moderne :
'Quand nous vivoterons ensemble' lui écrit-il, 'je saurais
bien te pousser à émerger ta tignasse de ces bleus, de
ces blonds, de ces finis de glisser, de tous ces cadres albes, - pour
gueuler un peu, non plus de cette voix suraigue de Sixtine, mais de
ta voix de la rue Laugier'. [17] La remarque la plus
intéressante pour nous est peut-être la suivante. Dans
des poèmes de forme régulière qu'il lui avait
envoyés, Laforgue loue les innovations rythmiques de Kahn ('il
y a là des tas de rythmes inédits') , mais il ajoute '
et je ne te connaissais pas ces préoccupations' (mon
emphase)[18]. Comment maintenir
après cela que c'est Kahn qui avait conduit Laforgue au vers
librisme? Et l'explosion de Laforgue devant sa découverte
('J'oublie de rimer, j'oublie le nombre des syllabes, j'oublie la
distribution des strophes, mes lignes commencent à la marge
comme de la prose. L'ancienne strophe régulière ne
reparaît que lorsqu'elle peut être un quatrain populaire,
etc...')[19]
comment expliquer sa communication à Kahn si celui-ci
était son précurseur? Un autre détail qui nous
aide à construire le tableau : lorsque Kahn préparait
'L'Hiver qui vient' et 'La Légende des trois cors' pour La
Vogue, c'était Laforgue qui devait lui rappeler que
c'étaient des vers et non des poèmes en prose. Kahn
n'avait même pas reconnu la nouvelle forme! 'Je ne te
signalerai pas deux coquilles' lui écrit Laforgue, 'mais me
plaindrai que tu ne m'as [pas] imprimé en italiques.
C'étaient des vers, Monsieur!'[20]
Pourquoi rapprocher vers librisme et oralité? Non
seulement parce qu'on ne parle pas en vers rimé. Le vers libre
permettait à Laforgue de développer cet aspect de sa
poésie : le monologue parlé. Ce 'Je' omniprésent
change de ton, de registre, d'avis. Il se permet des questions,
exclamations, citations, appels au lecteur, toute une série de
non sequitur et d'échanges pronominaux. Puisque la
longueur du vers suit exactement le souffle du narrateur, le
mouvement de la pensée se trouve directement
représenté par l'image que nous avons sur la page. Cela
nous donne l'impression d'un narrateur qui s'adresse à nous
et, souvent, qui n'a pas encore trouvé sa formule
décisive. Pour Grojnowski les Derniers Vers sont 'une
expérience en cours,'[21] et, s'il est vrai
que la mort de Laforgue les a interrompus, c'est également une
expérience en cours dans un sens plus essentiel : c'est une
expérience sans clôture possible. Ce ton polyphonique,
ces auto-dialogues sans issue se bousculent sans pouvoir jamais
trouver la paix d'une conclusion. Parmi ces voix on entend la voix de
l'enfant. Ce qui en résulte est une espèce de
'balbutiement' comme celui que Laforgue admirait dans
Verlaine.[22]
Il s'en était déjà servi en 1882 pour son petit
hypertrophique.[23]
Cette langue foncièrement orale a la valeur de pouvoir
traduire les sentiments intimes. Le poète nous parle comme
nous parlons à nous-mêmes.
Mallarmé comprenait très bien le
caractère intime du vers libre qu'il désignait comme
une 'modulation [...] individuelle parce que toute âme
est un noeud rythmique'.[24]
Laforgue, qui voulait 'faire de l'original à tout
prix',[25]
profitait de cette note individuelle que le vers libre lui
permettait. Il profitait aussi du rapprochement des arts - musique,
peinture et poésie - qui formait le climat intellectuel de
cette fin de siècle. Rimbaud avait écrit dans sa
'lettre du voyant' à propos de sa méthode
poétique : 'la symphonie fait son remuement dans les
profondeurs', [26] et Laforgue qui
connaissait bien les opéras de Wagner, trouvait qu'elles
offraient à leur auditeur quelque chose de pareil à son
but poétique, 'de la psychologie dans une forme de
rêve'.[27] Si Wagner le menait
vers les profondeurs, l'Impressionnisme lui dictait une
modernité qui seule avait le pouvoir d'émouvoir le
spectateur : 'telle grisette de Paris, telle jeune fille de salon ...
nous fera seule sangloter, nous remuera jusqu'au tréfond de
nos entrailles, parce qu'elles sont les soeurs immédiates de
notre éphémère'.[28] Et tous deux, Wagner
et Impressionnisme, proclamaient à haute voix ce que Laforgue
voulait surtout croire, que 'tous les claviers sont
légitimes'.[29]
Oxford
University
[1] J. Laforgue, uvres
Complètes II, ( éd. M. de Courten, J.-L. Debauve,
P.-O. Walzer, Lausanne, 1995), p.851.
[2] Voir Laforgue, O.C. II, p. 289.
[3] D. Grojnowski, Jules Laforgue et l'
"originalité", (Neuchâtel, l988), p. 162.
[4] Laforgue, O.C. II, p. 860.
[5] Par exemple, 'I shall look for loving
crops from the birth, life, death', traduit en : 'Et je
surveillerai les moissons d'amour, naissance, vie, mort' ou 'I
brace myself effectually', traduit en : 'Et je m'enlace bien
efficacement.',
[6]
Walt Whitman, un Cosmos, fils de Manhattan,
Turbulent, charnel, sensuel, mangeant, buvant et
procréant.
[7] J.A.Hiddleston, Essai sur Laforgue et
les 'Derniers Vers' suivi de Laforgue et Baudelaire (Lexington,
Kentucky, 1980), p. 111.
[8] Op. cit., p. 118.
[9]
Op. cit., p. 120.
[10]
Op. cit., p. 122.
[11] Laforgue, O. C. II, p. 774.
[12] Laforgue, O.C. II, p. 767.
[13] Je laisse à part les
prétentions de Marie Krysinska, assez intéressantes,
d'ailleurs, mais qui nous mèneraient trop loin.
[14]Laforgue, O.C.II , p. 864.
[15] E. Dujardin, Les Premiers
Poètes du vers libre (Paris, 1922), pp. 57 -58.
[16] Laforgue, O. C. II, p. 722.
[17] Laforgue, O.C. II, p. 839.
[18] Laforgue, O.C. II, p. 848.
[19] Laforgue, O.C. II, p. 863-864.
[20] Laforgue, O.C. II, p. 867.
[21] D.
Grojnowski, Op.cit., p. 150.
[22] '[
] des balbutiements dans
une langue inconsciente ayant tout juste le souci de rimer'.
Laforgue, Oeuvres Complètes I, (éd. J. Debauve,
D. Grojnowski, P. Pia et P.-O. Walzer, Lausanne, 1986), p. 845.
[23] 'La Chanson du petit hypertrophique',
mentionné dans une lettre de février 1882.
[24] Mallarmé, O.C. (ed. H.
Mondor et G. Jean Aubry, Paris, 1945), p. 644.
[25] Laforgue, O.C.I, p. 821.
[26] Rimbaud, O.C., (éd. A.
Adam, Paris, 1972), p. 250.
[27] Laforgue, O.C. I., p. 757.
[28] Laforgue, Mélanges
posthumes, (éd. P. Bonnefis, Paris and Geneva, 1979), p.
161.
[29] Laforgue, Mélanges
posthumes, p. 141.